LES ARTISTES ACCUEILLIS

A VENIR

HAMINIAINA RATOVOARIVONY

Haminiaina Ratovoarivony (Hamy RATOVO) a obtenu le Fonds Jeune création francophone pour son projet Nofy

Il est né à Antananarivo, a grandi à Mahajanga, diplômé en sociologie à Madagascar.
Il a étudié le cinéma en France.

Lorsqu’il était enfant, Haminiaina trouva une caméra 8 mm dans les affaires de son père. Lorsqu’il lui demande ce que c’est, son père lui répond à quoi ça sert : un outil pour partager des idées avec d’autres et pour transformer la société par les images et des histoires. Ainsi commence sa passion pour le cinéma.

Hamy habite à Chicago (USA). Il s’est donné comme mission de créer une nouvelle vague du cinéma malgache et de donner un nouveau sens au label « film vita gasy ».

Projet : Nofy

DIEUDO HAMADI

Dieudo Hamadi devait commencer sa résidence en octobre 2020, elle est retardée à cause du Covid

Dieudonné Hamadi est né à Kisangani (Congo RDC) le 22 février 1984 et a étudié la médecine de 2005 à 2008. Depuis 2002, il a suivi plusieurs ateliers de documentaires et des cours de montage.

En 2009, il réalise son premier film documentaire « Dames en attente ». En 2015, il crée sa société de production « Kiripifilms ». En 2019, il reçoit le Prix Mc Millan- Stewar pour cinéaste émergeant attribué par l’Université de Harvard. 

Filmographie 

2020 En route pour le milliard (1h30’) – Sortie en salle 2021

2018 Kinshasa Makambo (1h15’) Co-production ARTE TV/ Berlinale – Panorama 2018 / True-False, USA 2018 / Cinéma du Réel – Compétition Internationale, France 2018 / HotDocs – World Showcase, Canada 2018 / FCAT, Spain 2018 / AFI Docs, USA 2018 / Doc Cévennes 2018 / Étonnants Voyageurs, France 2018 / Docaviv, Israel 2018 / Sheffield Doc Fest, UK 2018: TIM HETHERINGTON AWARD / Doc Cévennes, France 2018 / Beldocs, Serbia 2018 / Baatou Africa, France 2018/ ARTE/ 

2017 Maman Colonelle (1h12’)  Berlinale Film Festival / Ecumenical Prize, Tagesspiegel Prize, 2017 – Grand Prix Cinéma du Réel Paris, France / Best Actress Festival de Cine Africano FCAT, Spain / ZIFF Award for Best Documentary – Zanzibar Int’l Film Festival / Écran du meilleur documentaire d’Afrique centrale – Festival Ecrans Noirs de Yaoundé, Cameroun / The Amnesty International Durban Human Rights Award – Durban International Film Festival – South Africa / Award for Best Documentary – AMAA (Africa Movie Academy Awards) 2017 / Prix Spécial du Jury – FIFF Namur, Belgium / Prix « Gian Paolo Paoli » pour le meilleur film Ethno-anthropologique – Festival dei Popoli 2017 / Grand prix Eden pour les documentaires – Festival des Cinémas d’Afrique, Besançon – France / Prix Charles Mensah – Les escales du documentaire, Libreville Gabon / Prix du Public – Festival International du Cinéma d’Alger / Prix du Public – Festival Ciné Droit Libre de Ouagadougou – Burkina Faso / 

2014 Examen d’état / National Diploma (1h30)  Prix Int. de la SCAM et Prix Potemkine / Cinéma du Réel, Paris/ Grand Prix Fidadoc à Agadir, Maroc – Grand Prix du Festival du film documentaire de Saint-Louis, Sénégal – Grand Prix du Festival du cinéma engagé d’Alger Prix spécial du jury / Festival International du film francophone de Namur, Belgique -Prix du jury du Carthage Film /Festival Prix du Jury jeunes -Festival enfance dans le monde /Mention spéciale du Grand Prix et Prix des détenus au RIDM de Montréal- Mention spéciale du jury / Taïwan International Documentary Festival, Taipeï , Sélection TIFF Toronto Canada- Sélection BFI London Film Festival, UK 

2013 Atalaku (1h02)  Prix JORIS IVENS / Cinéma du Réel – Prix du Meilleur premier Film Prix du Jury /Fidadoc, Agadir, Maroc -Prix du public / Black movie de Genève -Prix du meilleur film étranger / San Diego Black Film Fest USA -Prix du meilleur moyen métrage / Vues d’Afrique, Montréal, Canada Mention spéciale du jury / FCAPA, Apt, France 

2009 : 2 courts-métrages réalisés dans le cadre de la collection « Congo en 4 actes » (4 courts- métrages sur le Congo)
Dames en attente (24’)
Forum de la Berlinale Cinéma du Réel, Bourse Pierre et Yolande Perrault IDFA (Amsterdam) Tolérance Zéro (16’), Sélection festival de Toronto IDFA 

Projet : LITITI MBOKA

Cinéastes accueillis par le passé

BAWA KADADE

Bawa Kadade a obtenu une résidence à la cité internationale des arts avec le Fonds Jeune Création Francophone et l’Usage du Monde 21.

Il a réalisé plusieurs courts métrages et un long : Etincelles, 62 min, 2019 sur les dissensions entre deux communautés religieuses dans son village.

Projet

Il prépare actuellement un long métrage documentaire Tchékanda « Avec ma caméra, je pars à la rencontre des tchékanda (les gens venus d’ailleurs) et des dossolais pour rendre compte de leurs regards croisés sur leur philosophie de vie. »

JOËL KAREKEZI

Résidence Cinéastes en liberté juillet 2019 – Juillet 2020

Après avoir obtenu son diplôme de réalisateur à l’école de cinéma Cinecours en 2008, Joël Karekezi a tourné son premier court-métrage The Pardon (Le Pardon) en 2009. Gagnant du prix Golden Impala au festival de film Amakula en Ouganda, sacré meilleur court-métrage au festival africain du court métrage de la Silicon Valley en 2010, The Pardon est projeté à différents festivals de film autour du monde. Son premier long-métrage Imbabazi (Le Pardon) a bénéficié d’une bourse de développement du festival international du film de Göteborg. En 2012, son scénario The Mercy of the Jungle (La Miséricorde de la jungle) a gagné le prix CFI pour le projet le plus prometteur au Marché du Film de Durban ; le film est sorti en 2019 et il a gagné plusieurs prix, dont l’Etalon d’or du FESPACO. Il a été projeté aux rencontres du Louxor de L’usage du monde 21.

PROJET

LE LION DU SENEGAL Capitaine Mbaye, un casque bleu sénégalais est en poste au Rwanda en 1994. Il tente d’avertir sa hiérarchie que le génocide se prépare, mais toutes ses tentatives restent vaines et les massacres commencent. Au mépris du danger et de sa hiérarchie, il va tout faire pour sauver un maximum de vies.

SUHAIB GASMELBARI

Résidence Cinéastes en liberté novembre 2019-Juillet 2020

Suhaib Gasmelbari est un réalisateur soudanais dont les thèmes de prédilection sont l’aventure cinématographique, la mémoire du Soudan et l’expérience de l’exil. Il travaille dans chacune de ses œuvres à dévoiler, à travers les fractures et les secousses imposées par l’histoire mouvementée du peuple soudanais, ce qu’il reste des blessures du passé. Blessures intimes, qu’il faut guérir pour renaître. Pour Suhaib Gasmelbari, un espoir subsiste toujours, qui passe par la force vivifiante de l’art, par la spontanéité du cinéma oral et son inventivité.

Son premier long-métrage documentaire destiné au cinéma, Talking about Trees, produit par la société française AGAT Films & Cie,  a nécessité deux ans de tournage clandestin. Les rushs ont été sortis du Soudan avec le soutien de l’ambassade de France à Khartoum.Le film a été sélectionné par la section Panorama à la Berlinale 2019. Il a obtenu le prix du meilleur documentaire et le prix du public. UDM21 a organisé l’avant première au Louxor avant sa sortie en salles le 18 décembre 2019.

PROJET

SHARPENING STONES                                                                                                  Z cherche partout son fils détenu depuis des mois dans un lieu inconnu. Elle frappe à toutes les portes, traverse les routes ardentes du Soudan d’une ville à l’autre et d’une prison à l’autre. Elle demande de l’aide à tous : les humains, comme les démons et les esprits.

Malgré la douleur et les faux espoirs elle reste convaincue que son fils est vivant. Sa quête se prolonge sur trois saisons, ses proches perdent tout espoir mais son amour maternel résiste à tout et sa détermination de retrouver son fils ne cesse de grandir. Durant sa quête, elle devient le témoin des grands changements que connaît le Soudan dans le début des années 90.

ARAB ET TARZAN NASSER

Résidence HCR juillet 2017 – juillet  2020

Les frères jumeaux Mohamed et Ahmed Abou Nasser sont nés à Gaza en Palestine en 1988. Après avoir quitté le domicile familial à 13 ans pour expérimenter la vie, ils étudient les Beaux-Arts à l’université Al-Aqsa et se passionnent pour la peinture et le cinéma.

En 2014, ils réalisent leur premier long-métrage DÉGRADÉ, huis-clos dans un salon de coiffure pour dames à Gaza. Le film a été présenté en avant-première mondiale à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2015. Il est sorti en salles en France en avril 2016, distribué par Le Pacte.

Ils ont obtenu le statut de réfugié à l’OFPRA en juin 2017 avec l’appui d’UDM21 et sont accueillis en résidence depuis juillet 2017 pour développer leur second long métrage produit par Les Films du Tambour.

PROJET

APOLLO
Gaza, de nos jours. En proie à des fantasmes sexuels, Issa, un pêcheur sexagénaire, est secrètement amoureux de Siham, une divorcée qui travaille sur le marché. Un jour, Issa trouve dans son filet une statue d’Apollon dotée d’un imposant sexe en érection. Le début de ses ennuis… 

Le scénario a été écrit pendant la résidence et le film est en post-production.

Il a obtenu l’aide aux Cinémas du Monde en juillet 2018. Hiam Abbas tiendra le rôle principal.  Le tournage a eu lieu fin 2019 en Jordanie et au Portugal.

 DIFFUSION

La distribution salles en France devrait être assurée par Sophie Dulac et les ventes internationales par Versatile.

Nous espérons une sélection dans un grand festival international et nous organiserons ensuite une avant-première avec tous les partenaires au Louxor dans le cadre des Rencontres de L’usage du monde 21.

Et le 20 juin 2018, à l’occasion de la Journée mondiale du réfugié, nous avons présenté Condom Lead  dans le cadre d’une soirée consacrée aux Cinéastes en exil

HAMED ZOLFAGHARI

Réalisateur iranien, accueilli en résidence pour le montage et la postproduction d’un long-métrage documentaire, Castle, les yeux du désert, produit par Marie Balducchi, Agat Films et Cie.

Atelier des Récollets de la Direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris 1er semestre 2019

KEYWAN KARIMI 

Résidence IF  janvier – décembre 2018

CIA janvier – juin 2019

Né en 1985, Keywan Karimi est un cinéaste iranien d’origine Kurde à la voix novatrice. Ses court-métrages Broken Borderet The adventures of a married couple ont été récompensés dans plusieurs festivals internationaux. Son documentaire Writing on the Citylui a valu en octobre 2015 une condamnation à six ans de prison -réduite en appel à un an – et 223 coups de fouet pour « offense au sacré ». Avant son incarcération, il a tourné clandestinement son premier long-métrage de fiction, Drum, présenté en avant-première à la Semaine de la critique du Festival de Venise 2016. Incarcéré le 23 novembre 2016, il a bénéficié d’une grâce collective fin avril 2017.  Il est toujours sous la menace d’une peine de prison avec sursis et doit faire attention à ce qu’il fait, dit et filme mais il est aujourd’hui libre et UDM l’accueille depuis janvier 2018  pour 6 mois dans le cadre du programme d’artistes en résidence de l’Institut Français. 

Il n’a pas souhaité demander l’asile en France, car il ambitionne de continuer à tourner ses films en Iran, fut-ce clandestinement, mais a demandé une prolongation de séjour pour développer deux projets de long-métrage, une fiction et un documentaire. UDM21 a obtenu pour lui une bourse d’ APF ( Artists Protection Fund ) et un titre de séjour « compétences et talents ».

PROJETS

LES PERDUS, long métrage de fiction

Dans la banlieue sud de Téhéran, entre deux voies ferrées où le tonnerre des trains retentit chaque soir, un homme à tout faire de 60 ans et sa femme essaient de surmonter le suicide de leur fils unique de 23 ans, qui n’a laissé derrière lui rien d’autre qu’un chat errant. 

Keywan Karimi a écrit la première version du scénario avec l’écrivain franco-iranien Mansour Teifuri. Nous cherchons avec lui un producteur français

RESISTANCE IS LIFE, long métrage documentaire

Le cancer de la mère de Keywan a été diagnostiqué alors qu’il attendait son proçès et sa condamnation. Ils ont décidé de filmer leur vie quotidienne, la thérapie de sa mère, son attente de la mise en application de l’ordonnance, le temps de l’hôpital et le temps du tribunal. Et aussi leur solitude puisque ils ont été tous deux rejetés par leur entourage. L’idée est de relier leurs deux maladies, physique et sociale. En effet  on croit encore en Iran de manière superstitieuse que le cancer est une maladie contagieuse, et la plupart des gens ont peur de s’approcher d’un prisonnier politique.

DIFFUSION

Nous mettons aussi à profit la résidence pour présenter ses oeuvres en sa présence :

WRITING ON THE CITY Le 14 mai à Cité Internationale des Arts, Soirée avec les partenaires – Et deux séances commerciales, le 26 mars au Chaplin et le  31 mai au Reflet Médicis

DRUM Le 19 février au Cinéma des Cinéastes, Soirée d’accueil de l’ARP – Suivie de deux séances commerciales au Saint André des Arts les 28 février et 6 mars

Marina Golbahari

Actrice afghane, elle est née le 10 mars 1992 à Kaboul. Elle est devenue mondialement célèbre grâce au rôle-titre d’Osama (Siddiq Barmak, 2003) où elle incarne une adolescente qui, sous la férule des talibans, se fait passer pour un garçon pour subvenir aux besoins de sa famille. Le film remporta le Golden Globe du meilleur film étranger et depuis Marina a enchaîné les tournages en Afghanistan, avant d’être contrainte de fuir son pays fin 2015.
Son CV complet

Noorullah Azizi

Il est né le 30 mars 1988 à Kaboul. Après une enfance en exil au Pakistan, où sa famille avait fui les Talibans, il enchaîne les petits métiers avant de devenir un acteur de séries populaires. Repéré par Awaz Productions, une société de production afghane novatrice, il y travaille de 2009 à 2015 comme acteur, scénariste et réalisateur avant d’être contraint de fuir son pays en 2015. Son CV complet

Tous deux sont réfugiés politiques en France depuis juin 2016. Le couple a eu une petite fille Sofia, née le 6 janvier 2017 pendant la résidence.

PROJETS

Les deux acteurs ont été invités au Festival de Cannes et au Festival Lumière de Lyon.

Marina a tourné à Calais dans une fiction de la réalisatrice suisse Katia Scarton Kim, Bacha Posh, produite par In Red avec le soutien de Pictanovo et de l’Adami.

Le film préacheté par ARTE est actuellement en postproduction. Le making-of a été présenté au Louxor à l’occasion de la Journée Mondiale du Réfugié le 20 juin 2017.

Noor, après une formation en graphisme, a obtenu un contrat de travail au sein de la société Londonistan.