UDM21 en partenariat avec l’AAE pour le festival Vision d’Exil au Musée National de l’histoire de l’Immigration le 14 novembre 2017

AVANT-PREMIERE 194, nous, enfants du camp de Samer Salameh, le 14 novembre à 19h30  au Festival Vision d’Exil

Un film de Samer Salameh – 2017
Production: Bidayyat for Audiovisual Arts

Note du réalisateur : J’ai commencé à filmer ce film, quand j’ai été envoyé faire mon service militaire dans l’armée de libération palestinienne en Syrie en février 2011. Alors que je perdais le contrôle de ma vie et de mon destin, en route vers une armée que je m’étais efforcé de fuir depuis des années, j’ai décidé de capturer avec ma caméra mon vécu et mon rapport au temps au cours des mois et des années à venir. À peine quelques semaines plus tard, la révolution a éclaté en Syrie et bientôt elle a pénétré le camp de Yarmouk, où je suis né et j’ai grandi. Avec un groupe d’amis et militants de Yarmouk, nous avons décidé de filmer nos expériences en ces temps tumultueux. Mon film a rapidement pris une dimension collective et historique, d’un compte rendu intime de mon temps à l’armée il a évolué en un long-métrage documentaire sur mon vécu des événements à Yarmouk au cours des dernières années. Personne n’aurait pu imaginer ce qui se passerait à Yarmouk et que l’endroit qui était autrefois notre maison deviendrait l’un des sites les plus ravagés du conflit syrien, qu’il serait soumis à l’un des sièges les plus terribles et réduit à un tas de décombres. Ce film a donc pris une signification d’une autre dimension, constituant l’un des rares témoignages de ce que fut le plus grand camp palestinien du Moyen-Orient. 

Le film s’appuie sur des images prises dans le camp de Yarmouk ainsi que dans la caserne de l’armée où j’ai été obligé de passer la majeure partie de mon temps entre 2011 et fin 2013. Les images ont été tournées par un groupe d’artistes et de militants palestiniens syriens sur différents appareils, de caméras au poing à des caméras espion et téléphones portables.

La projection, en partenariat avec Usage du monde 21, est suivie d’une rencontre avec Samer Salameh, réalisateur du film, et Hala Abdallah, réalisatrice et productrice syrienne et cofondatrice de l’association Souria Houria. 

Hala Abdallah réside en France depuis 1981. Elle signe les films documentaires : Un assiégé comme moi (2016), A short film made for Venezia 70 (2013), Comme si nous attrapions un cobra (2012), Hé ! N’oublie pas le cumin (2008), Je suis celle qui porte vers sa tombe (2006), Sur le sable, sous le soleil avec Mohammad Malas (1998) et un documentaire radio, Yolla, un retour vers soi pour France Culture. Elle co-écrit et produit L’Homme aux semelles d’ord’Omar Amiralay (1998), Les défis de Marcel Khalifé(1998) de Pierre Dupouey. Elle travaille comme collaboratrice artistique et productrice d’un très grand nombre de projets, mais aussi comme formatrice, consultante ou membre de jury de festivals de films documentaires. Elle est cofondatrice de l’association Souria Houria.

Réalisateur et acteur, originaire du camp palestinien de Yarmouk en Syrie, Samer Salameh est envoyé faire son service militaire en 2001 dans l’armée de libération palestinienne en Syrie. Il suit la Révolution syrienne et la destruction du camp de Yarmouk. Samer Salameh est l’auteur de 3 courts-métrages documentaires Quatrième étage après la Nakba(2015), Thousand Tents (2008) et Pénélope (2008), projetés dans de nombreux festivals. Il est le personnage principal des films Les Chebbab de Yarmouk de Axel Salvatori-Sinz (2012), This is my Casablanca de Fajer Yacoub (2006), Waiting de Rashid Masharwi. Il se réfugie en France en juillet 2014.