CENTRAFRIQUE : PREMIERES PRISES

Trois séances : Le 28 janvier à 20h au LOUXOR, Le 18 février à 18h à la CNDA, et le 25 mars à 19h30 aux Ateliers Varan

En 2013-2014, la République centrafricaine traverse une crise politique et humanitaire majeure. Cinq ans après, malgré la présence d’une mission des Nations Unies, environ 80% du territoire échappe toujours au contrôle de l’État, livré aux groupes armés.À l’automne 2017, les Ateliers Varan et l’Alliance française organisent à Bangui un atelier de réalisation de films documentaires. Dans ce pays pauvre en images, filmé jusqu’alors presque uniquement par les télévisions étrangères, dix jeunes réalisateur.rice.s réalisent chacun leur film. Ils racontent la galère du quotidien, la débrouille, le difficile retour à la paix après la crise qui a ensanglanté le pays, mais aussi l’énergie indestructible des Centrafricains.

Mbi na Mo – Toi et moi / Rafiki Fariala, 28 minutes

Agou et Emélie vivent ensemble dans un petit une pièce de Bangui. Jeunes, beaux, branchés, ils parlent d’amour et se rêvent une vie comme dans les séries américaines. Mais ils n’ont pas un sou. Avec son taxi-moto, Agou ramène à peine de quoi manger. Un accident de moto et leur fragile équilibre pourrait basculer. Qui alors va payer les frais d’hôpital pour le bébé qu’Emélie porte dans son ventre ?

Chambre n°1 / Leila N’deye Thiam, 29 minutes

Dans la chambre n°1 du service de traumatologie de l’Hôpital communautaire de Bangui, dix femmes attendent leur « libération », entre souffrance, mélancolie et éclats de rire. A travers cette chambre se dessine un portrait de la Centrafrique et de ses femmes, dont la vitalité transcende leurs malheurs.

Docta Jefferson / Elvis Sabin Ngaibino, 28 minutes

Jefferson est ce qu’on appelle à Bangui un « docta », un agent de santé qui exerce la médecine sans diplôme. A l’heure où le Ministère de la Santé centrafricain voudrait mettre en place une réglementation de la vente de médicaments, Jefferson traverse une crise de conscience. Son activité est-elle dangereuse pour ses patients ? Doit-il abandonner ? Mais comment alors nourrira-t-il sa famille ?

Dieubeni a kiri na ngombe – Dieubéni rend son arme / Tanguy Djaka, 23 minutes

Dieubéni a combattu avec les Anti-balaka. Il a été désarmé, on lui a donné une carte de démobilisation. Mais Dieubéni attend toujours qu’on le fasse entrer dans la formation promise. Il se sent floué, il est prêt à reprendre les armes… à moins qu’on lui propose quelque chose. Mais dans un pays comme la Centrafrique, le retour à la vie civile peut-il être un long fleuve tranquille ?  

Une soirée organisée avec les Ateliers Varan

Réservation vivement recommandée sur le site du Louxor              le lien sera activé lundi 21 janvier