Le projet

ACCUEIL EN RÉSIDENCE DE CINÉASTES EN EXIL

cia-profilConformément à son objet, qui est aussi de renforcer l’intégration par la culture des nouveaux réfugiés politiques et de promouvoir la diversité des talents accueillis en France, UDM 21 a mis en place en 2016 une nouvelle action d’accueil en résidence de cinéastes en exil.

A ce titre, le Représentant du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés en France a délégué à UDM21 le rôle d’opérateur d’un atelier-logement dont il est souscripteur à la Fondation Cité Internationale des Arts, une résidence pour 300 artistes de toutes nationalités et de toutes disciplines située quai de l’Hôtel de ville, dans le Marais à Paris.

OBJECTIF ET PUBLIC VISE

Cette action est inspiré d’un dispositif similaire mis en place par la Ville de Paris avec d’autres partenaires d’UDM21 (France 24, RFI et ARTE) pour l’accueil des journalistes en danger, qui disposent d’un lieu spécifique (la Maison des Journalistes dans le 15ème).

Parrainée par les réalisateurs Rithy Panh, Abderrahmane Sissako et Abbas Fahdel, membres d’honneur d’UDM21, elle s’adresse en priorité à des cinéastes, auteurs ou acteurs.

En effet, les cinéastes et leurs interprètes sont particulièrement exposés à la censure, au harcèlement et aux persécutions, même en temps de paix, en raison de leur profession. Sans liberté d’expression et de création, ils ne peuvent ni réaliser, ni produire, ni diffuser leurs œuvres. Ils sont aussi souvent les premiers à résister quand ces droits fondamentaux sont menacés, et relèvent à ce titre de l’asile constitutionnel que la France, bien avant la Convention de Genève, a décidé d’accorder à toute personne persécutée en raison de son action en faveur de la liberté.

La résidence a pour objectif d’aider celles et ceux contraints de fuir leur pays à reconstruire leur vie professionnelle en France, en les accompagnant tout au long de la réalisation d’un projet.

LE DISPOSITIF

La résidence n’a pas une vocation sociale permanente, mais professionnelle et temporaire. Sa durée normale est de un an, renouvelable une fois en fonction de l’avancement du projet et de l’accord des partenaires.

  • La sélection

La détection des cinéastes en danger dans leur pays d’origine est réalisée en amont via les réseaux de l’association, ses parrains et autres membres d’UDM21. Dans un deuxième temps, les juristes d’UDM21 assurent en tant que de besoin le suivi de la demande d’asile auprès de l’OFPRA. Enfin, une fois le statut obtenu, la sélection des bénéficiaires est effectuée en liaison avec les partenaires et la Cité des Arts.

  • L’accompagnement

UDM21 et toutes les personnes impliquées dans le projet assurent bénévolement l’accompagnement personnalisé des réfugiés résidents, en lien avec la Délégation Générale aux Relations Internationales de la Ville de Paris, qui y accueille en parallèle depuis 2011 un lauréat du réseau ICORN (villes refuges d’initiative scandinave).

1 – l’accompagnement personnel

Il comprend :

  • L’hébergement dans un studio-atelier de 42m2, simplement meublé mais idéalement situé face à la Seine. Les équipements communs de la Cité (auditorium, studios de musique, ateliers collectifs…) sont mis à disposition des résidents et de nombreuses manifestations y sont organisées. Cet environnement créatif et multiculturel permet de rompre l’isolement lié à la situation d’exil.
  • Une aide financière permettant de couvrir les prestations demandées par la Cité et les frais annexes
  • La mise en relation avec les services dédiés pour l’accès aux soins, aux aides sociales, à des cours de français et à toutes activités favorisant l’ insertion.

2 – l’accompagnement professionnel

Un projet artistique est défini avec chaque résident, en fonction de son profil et de ses besoins :

  • Accès à une formation : en fonction des partenariats noués avec des écoles et centres audiovisuels ou via des fondations dédiées
  • Aide directe à un projet : mise en contact avec les professionnels du secteur, traductions, participation à des festivals ou ateliers d’écriture

Plusieurs sociétés de gestion des droits ont manifesté un intérêt : la SACD et la SCAM pour les auteurs/réalisateurs respectivement de fictions et de documentaires, l’ADAMI pour les acteurs.

NOS PARTENAIRES POUR LA RÉSIDENCE

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