Les artistes accueillis

Joël Karekezi

Après avoir obtenu son diplôme de réalisateur à l’école de cinéma Cinecours en 2008, Joël Karekezi a tourné son premier court-métrage The Pardon (Le Pardon) en 2009. Gagnant du prix Golden Impala au festival de film Amakula en Ouganda, sacré meilleur court-métrage au festival africain du court métrage de la Silicon Valley en 2010, The Pardon est projeté à différents festivals de film autour du monde. Son premier long-métrage Imbabazi (Le Pardon) a bénéficié d’une bourse de développement du festival international du film de Göteborg. En 2012, son scénario The Mercy of the Jungle (La Miséricorde de la jungle) a gagné le prix CFI pour le projet le plus prometteur au Marché du Film de Durban ; le film est sorti en 2018 et il a gagné plusieurs prix. Il a été projeté aux rencontres du Louxor de l’Usage du monde 21.

Hamed Zolfaghari 

Réalisateur iranien, accueilli en résidence pour le montage et la postproduction d’un long-métrage documentaire, Castle, les yeux du désert, produit par Marie Balducchi, Agat Films et Cie.

Atelier des Récollets de la Direction des Affaires culturelles de la Ville de Paris 1er semestre 2019

Keywan Karimi

Résidence IF  janvier – décembre 2018

CIA janvier – juin 2019

Né en 1985, Keywan Karimi est un cinéaste iranien d’origine Kurde à la voix novatrice. Ses court-métrages Broken Borderet The adventures of a married couple ont été récompensés dans plusieurs festivals internationaux. Son documentaire Writing on the Citylui a valu en octobre 2015 une condamnation à six ans de prison -réduite en appel à un an – et 223 coups de fouet pour « offense au sacré ». Avant son incarcération, il a tourné clandestinement son premier long-métrage de fiction, Drum,présenté en avant-première à la Semaine de la critique du Festival de Venise 2016. Incarcéré le 23 novembre 2016, il a bénéficié d’une grâce collective fin avril 2017.  Il est toujours sous la menace d’une peine de prison avec sursis et doit faire attention à ce qu’il fait, dit et filme mais il est aujourd’hui libre et UDM l’accueille depuis janvier 2018  pour 6 mois dans le cadre du programme d’artistes en résidence de l’Institut Français. 

Il n’a pas souhaité demander l’asile en France, car il ambitionne de continuer à tourner ses films en Iran, fut-ce clandestinement, mais a demandé une prolongation de séjour pour développer deux projets de long-métrage, une fiction et un documentaire. UDM21 a obtenu pour lui une bourse d’ APF ( Artists Protection Fund ) et un titre de séjour « compétences et talents ».

PROJETS

LES PERDUS, long métrage de fiction

Dans la banlieue sud de Téhéran, entre deux voies ferrées où le tonnerre des trains retentit chaque soir, un homme à tout faire de 60 ans et sa femme essaient de surmonter le suicide de leur fils unique de 23 ans, qui n’a laissé derrière lui rien d’autre qu’un chat errant. 

Keywan Karimi a écrit la première version du scénario avec l’écrivain franco-iranien Mansour Teifuri. Nous cherchons avec lui un producteur français

RESISTANCE IS LIFE, long métrage documentaire

Le cancer de la mère de Keywan a été diagnostiqué alors qu’il attendait son proçès et sa condamnation. Ils ont décidé de filmer leur vie quotidienne, la thérapie de sa mère, son attente de la mise en application de l’ordonnance, le temps de l’hôpital et le temps du tribunal. Et aussi leur solitude puisque ils ont été tous deux rejetés par leur entourage. L’idée est de relier leurs deux maladies, physique et sociale. En effet  on croit encore en Iran de manière superstitieuse que le cancer est une maladie contagieuse, et la plupart des gens ont peur de s’approcher d’un prisonnier politique.

A partir des centaines d’heures de rushs tournées par Keywan et sa mère, Pierre François Decouflé, Héliox Films, s’est engagé en production pour faire un premier montage et trouver le financement pour compléter le tournage en extérieurs. 

DIFFUSION

Nous mettons aussi à profit la résidence pour présenter ses oeuvres en sa présence :

WRITING ON THE CITY Le 14 mai à Cité Internationale des Arts, Soirée avec les partenaires – Et deux séances commerciales, le 26 mars au Chaplin et le  31 mai au Reflet Médicis

DRUM Le 19 février au Cinéma des Cinéastes, Soirée d’accueil de l’ARP – Suivie de deux séances commerciales au Saint André des Arts les 28 février et 6 mars

ARAB ET TARZAN NASSER

Résidence HCR juillet 2017 – juillet  2019

Les frères jumeaux Mohamed et Ahmed Abou Nasser sont nés à Gaza en Palestine en 1988. Après avoir quitté le domicile familial à 13 ans pour expérimenter la vie, ils étudient les Beaux-Arts à l’université Al-Aqsa et se passionnent pour la peinture et le cinéma.

En 2014, ils réalisent leur premier long-métrage DÉGRADÉ, huis-clos dans un salon de coiffure pour dames à Gaza. Le film a été présenté en avant-première mondiale à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2015. Il est sorti en salles en France en avril 2016, distribué par Le Pacte.

Ils ont obtenu le statut de réfugié à l’OFPRA en juin 2017 avec l’appui d’UDM21 et sont accueillis en résidence depuis juillet 2017 pour développer leur second long métrage produit par Les Films du Tambour.

PROJET

APOLLO
Gaza, de nos jours. En proie à des fantasmes sexuels, Issa, un pêcheur sexagénaire, est secrètement amoureux de Siham, une divorcée qui travaille sur le marché. Un jour, Issa trouve dans son filet une statue d’Apollon dotée d’un imposant sexe en érection. Le début de ses ennuis… 

Le scénario a été écrit pendant la résidence et le projet est en cours de financement.

Il a obtenu l’aide aux Cinémas du Monde en juillet 2018. Hiam Abbas tiendra le rôle principal.  Le tournage prévu en juillet 2019 au Liban risque d’être repoussé.

 DIFFUSION

La distribution salles en France devrait être assurée par Haut et Court et les ventes internationales par Celluloïd Dreams ( en négociation )

Une avant-première sera organisée au Cinéma des cinéastes avec tous les partenaires ainsi qu’au Louxor dans le cadre des Rencontres de L’usage du monde.

Et le 20 juin 2018, à l’occasion de la Journée mondiale du réfugié, nous avons présenté Condom Lead  dans le cadre d’une soirée consacrée aux Cinéastes en exil

SUHAIB GASMELBARI

Résidence CIA juillet-décembre 2018

Suhaib Gasmelbari est un réalisateur soudanais dont les thèmes de prédilection sont l’aventure cinématographique, la mémoire du Soudan et l’expérience de l’exil. Il travaille dans chacune de ses œuvres à dévoiler, à travers les fractures et les secousses imposées par l’histoire mouvementée du peuple soudanais, ce qu’il reste des blessures du passé. Blessures intimes, qu’il faut guérir pour renaître. Pour Suhaib Gasmelbari, un espoir subsiste toujours, qui passe par la force vivifiante de l’art, par la spontanéité du cinéma oral et son inventivité.

Il est actuellement en train de terminer un long-métrage documentaire destiné au cinéma, Talking about Trees, produit par la société française AGAT Films & Cie, qui a nécessité deux ans de tournage clandestin. Les rushs ont été sortis du Soudan avec le soutien de l’ambassade de France à Khartoum. Nous l’accueillons le temps du tournage et de la postproduction à Paris

PROJET

L’histoire de « Talking about trees » est celle de 4 cinéastes, Ibrahim, Soliman, Manar et Altayeb, tous  membres de « Sudanese Film Group ». C’est le récit de leurs 42 ans de tentatives de cinéma, et de cet espoir inlassable qui les lie à jamais.

DIFFUSION

Le film a été sélectionné par la section Panorama à la Berlinale 2019. Il a obtenu le prix du meilleur documentaire et le prix du public. UDM21 le présentera au Louxor en avant-première avant sa sortie en salles.